«« english
   
   

 
2007
Entreprise émergeante de l’année
Jeune Entrepreneur de L'année
Gérante de l'année
Entreprise de L'année
Citoyen par Excellence
2006
Entreprise émergeante de l’année
Jeune Entrepreneur de L'année
Gérant de l'année
Entreprise de L'année
Citoyen par Excellence
2005
Jeune Entrepreneur de L'année
Gérant de L'année
Nouvelle Entreprise de l'année
Citoyen par Excellence
Petite et Moyenne Entreprise de L'année

Jeune entrepreneur de l'année

Yvon Doiron Bardeaux Acadieville Shingle Inc.

Yvon Doiron est né à Acadieville et il a gradué en 1993. Après avoir travaillé quelque temps comme mécanicien pour son père Lucien, il est allé travailler pour Kent Homes à Bouctouche pendant un an. Pendant tout ce temps, l’idée de commencer sa propre entreprise avait germé. Avec l’aide de son père qui était mécanicien, Yvon a d’abord eu l’idée d’ouvrir un atelier d’usinage mais a réalisé qu’il n’était pas tenté de travailler avec du fer. Après avoir lu un article dans un journal, le père et le fils ont acheté un vieux moulin à bardeaux et ils l’ont transporté d’Allardville à Acadieville.

En 1995, lorsqu’ils ont débuté, il n’y avait que trois employés incluant Yvon et son père. « Quand on a commencé, on ne connaissait rien dans la manière de faire du bardeau. On a appris par nous-mêmes. Mon père et moi, on est bon tous les deux à patenter ». Yvon ajoute qu’il n’y avait pas de moulin à bardeaux dans la région, seulement un gars tout seul qui faisait du bardeau pour lui même. « Au début, c’est moi qui sciait et au fur et à mesure on a formé des scieurs avec l’aide d’une autre usine à bardeaux située à Grand Sault. Ce sont les scieurs qui décident à la fin de la journée si la compagnie a fait du profit ou non, parce qu’il y a quatre qualités de bardeaux et qu’il faut trier ceux qui sont de meilleure qualité des moins bonnes ».

Bardeaux Acadieville emploie présentement 13 personnes dont deux femmes, tous des gens de la région. Son père est encore avec lui et s’occupe de la mécanique. Yvon lui, est responsable de la production et s’occupe aussi de l’administration, le marketing et le développement de nouveaux produits.

Environ 70% du produit de Bardeaux Acadieville est destiné aux États-Unis, plus précisément en Nouvelle-Angleterre, à des courtiers et des grossistes. Le seul endroit aux États-Unis où on fait un peu de bardeaux est dans le Maine. Aux Maritimes, Yvon vend directement aux magasins ou à des grossistes.  Il essaie de ne pas faire rien comme les autres, de chercher des marchés différents car il a réalisé qu’il y avait le potentiel d’un plus grand marché.

En 1998, dans le but de développer son entreprise, Yvon a fait une expansion, acheté trois nouvelles machines, agrandi et modernisé le moulin. Il a participé à un programme de partenariat sur l’exportation avec l’APÉCA. En 2004, il est allé en France avec un groupe d’étudiants en marketing international de l’Université de Moncton pour valider l’étude de marché préparé pour son entreprise. « C’est une bonne chose d’aller voir ailleurs ce qui se passe. Ça donne de bonnes idées et d’excellents contacts. »

Yvon revient tout juste d’un autre voyage en France afin de développer des occasions d’affaires. Depuis trois ou quatre ans, le gouvernement français investit de l’argent pour promouvoir l’utilisation du bois qui est meilleur pour l’environnement. Il constate également que depuis les derniers deux ou trois ans, la demande est de plus en plus importante en Amérique du Nord pour le bardeau. On veut soit remplacer le vinyl par du bardeau ou construire à neuf avec du bardeau ou autres produits du bois. « Ça fait 100 ans que le bardeau existe et le monde commence à réaliser sa valeur. Ça isole mieux, l’hiver c’est moins difficile à chauffer et l’été la maison est plus fraîche. C’est beau, c’est résistant et plus économique ».

Tout le bois qui n’est pas utilisé est recyclé et envoyé à une usine de la région qui en fait du paillis. Yvon embauche des étudiants pendant l’été pour récupérer les restants de bois qui servent de petit bois d’allumage.

Depuis 10 ans qu’il est en affaires, Yvon a eu plusieurs défis à relever. Au début, le défi était de trouver le financement et le personnel. C’était un gros problème de trouver et de former des scieurs car cela prend quelqu’un qui peut travailler manuellement, qui travaille vite toute la journée debout à faire la même chose. Aujourd’hui, le plus grand défi est la féroce compétition avec les grosses usines du Québec. Ce n’est pas facile de faire la compétition contre elles.

Yvon prévoit agrandir et construire une autre bâtisse et a des projets futurs pour un nouveau bardeau qui sera parfaitement carré. Ce bardeau est aussi beau que celui qu’ils font présentement, la seule différence est qu’il va s’installer plus vite à cause de sa coupe.
Ce qui veut dire qu’il faudra investir dans une autre machine. Il pense aussi à développer d’autres produits.

Yvon est également impliqué dans le développement économique de sa région. Il est président de la Chambre de commerce de Rogersville depuis 2003 et termine son mandat en février 2006. Il est également impliqué comme président du comité de développement du Lac à Després qui se trouve à Pleasant Ridge. Le comité travaille à développer un centre écoforestier qui consiste à bâtir un centre d’interprétation pour accueillir les gens qui pourront aller dans la forêt, apprécier la nature et voir comment on aménage la forêt. Il y aura aussi des chalets avec des sentiers autour du lac.

Yvon confie qu’il est très fier d’être reconnu comme Jeune entrepreneur de l’année. « J’ai 30 ans, j’ai commencé en affaires quand j’avais 20 ans. Je n’ai pas fait d’études post-secondaires, tout ce que j’ai appris, je l’ai appris par erreur et expérience et j’en ai encore beaucoup à apprendre». Et si on lui demande quel conseil il donnerait à quelqu’un qui songerait à avoir sa propre entreprise, il n’hésite pas : « Il faut être prêt à prendre des chances et avoir du courage. C’est très important de ne pas se laisser décourager et d’écouter ceux qui essaient de donner des bons conseils. Je suis chanceux d’avoir l’appui de mon épouse, Brenda, qui m’encourage beaucoup à atteindre mes objectifs ». Du côté personnel, son but est celui de continuer à partager son amour de la nature avec Brenda et ses deux enfants, Nadia et Jérémie.

 

 

   

Table des matières de la section Affaires:

Introduction
Profils des entreprises
Profils des employé(e)s
Profils des secteurs
Profils du Gala
Démographie
Répertoire des entreprises
Liste de conférences et d'événements
Communiqués de presse
Espaces à louer ou à vendre
Liens connexes

Commanditaires
Contactez-nous

 

Accueil | Bienvenu | Section Affaires | Profils du Gala | Femme Entrepreneure de L'année
© 2000 - 2002 Entreprise Kent     
   
     
   
     

    création par mondata.com